Mother! de Darren Aronofsky

(Spoiler alert !)

Sous prétexte d’allégorie baroque, sans trame ni contexte, sur les dommages collatéraux de l’égoïsme, incarné-là par le Génie Littéraire (sic) sous les traits granitiques — profil orthogonal de statue grecque — d’un Javiem Bardem outrageusement mâle, baudruche enflée de testostérone, le film se vautre gratuitement dans une putasserie sordide. Poursuivre la lecture →

Subvertir la superstructure

Dès lors qu’on travaille en entreprise, irrémédiablement pris dans l’absurde enchevêtrement économique de clients, partenaires, collègues, employés, subalternes, fournisseurs, prestataires, managers, directeurs, patrons et chefaillons en tous genres, on n’est plus qu’un rouage microscopique de la superstructure capitaliste, et l’on ne s’appartient plus.

C’est hors d’elle qu’il faut travailler pour s’appartenir, et contre elle pour la subvertir.

Discours de crise

À quoi bon écrire encore des romans ? Il n’y aura jamais plus d’auteur important, tous les écrivains mémorables sont déjà passés. L’histoire de la littérature est celle d’un temps révolu. C’est une mourante sous perfusion médiatique de cérémonies masturbatoires. Un cadavre pourri, que rongent des vers imposteurs.

Le bel art sied mal au goût mesquin de la démocratie qui ordonne de flatter sans condition les bas instincts du tout-venant ; ça fait beaucoup de censeurs à qui complaire à la fois. Beaucoup d’auteurs aussi : d’où vient qu’on publie tant de livres chaque année ? À croire que les écrivains excèdent en nombre leurs lecteurs.