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Gag cosmique

L’incommensurabilité de nos différentes échelles d’observation, depuis l’infiniment grand de l’univers jusqu’à l’infiniment petit de l’atome, en passant par l’horizon planétaire puis par les référentiels étroits de la perception humaine, sans même parler d’autres degrés intermédiaires (les perceptions animales et végétales) ni des échelons potentiels en-deçà (que nous cache encore le vide quantique ?) ou au-delà (l’univers exponentiel à plus de quatre dimensions)…

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Souvenir de Manosque (2)

Seconde partie : La chipo, la guêpe et Jean Giono

 

Les guêpes apparemment sont carnivores.

Nous dînons sur la terrasse. L’une d’elles s’intéresse de près à nos chipos et nos merguez. Comme elle tourne autour de nos assiettes en rase-motte épileptique, menaçant au moindre écart de nous piquer, nous finissons par l’appâter avec une petite entame de saucisse.

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invraisemblables brouillaminis

Ces invraisemblables brouillaminis

Au sujets des multiples digressions qu’il entortille gaiement dans La Vie et les opinions de Tristram Shandy, Laurence Sterne écrit quelque part dans le volume VIII :

« Ne dirait-on pas que je prends plaisir à me jeter dans ces invraisemblables brouillaminis uniquement pour découvrir par quels moyens inédits je réussirai à en sortir ! » 1  

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La langue bodybuildée

La langue bodybuildée

Mon côté trop terre à terre me fait répugner à l’usage des mots-slogans de la novlangue digitale qui pour moi ne veulent rien dire. Dire draft pour brouillon, ou même ébauche, et template pour modèle, voir du design, de la data et du creative partout, et mille autres exemples encore de simagrées qui infestent désormais la langue, tout cela revient à gonfler à l’hélium des idées plates, leur donner un tour bionique pour les rendre sur-signifiantes, porteuses d’une valeur ajoutée purement imaginaire, par là même inaccessible au non initié.

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tim-and-eric-mind-blown

Hommage au philosophe alambiqué

Il était une fois ce professeur de philosophie, un certain monsieur Gourik, qui vous emberlificotait si bien dans sa virtuosité métaphysique, que sur le coup, l’auditeur se sentait illuminé par la révélation de l’Être, pouvait palper enfin l’intangible vérité qui lui glissait depuis toujours entre les doigts ; mais plus tard, à reprendre ses notes à tête reposée, n’y comprenait plus goutte, et s’embourbait dans un charabia sans queue ni tête, parfaitement autotélique.

Après sa mort, en la mémoire de l’abscons professeur, on baptisa l’amphi Gourik.